Evènement


Exercice de prise en charge de blessés d’attentat

A l’occasion de la Journée Nationale du Réserviste (JNR), le jeudi 7 avril 2016, 25 étudiants en médecine ont participé à un exercice testant les gestes de primo-intervention sur des victimes de type blessés de guerre ou à la suite d'un attentat, encadrés par des militaires d’active et de réserve.

© Eric Le Roux

Cet exercice fait partie de la formation de ces étudiants qui sont entre la 3e et la 5e année de médecine, dans le cadre d’une Unité d’enseignement optionnelle de défense et de sécurité "Evolution de la santé, évolution des risques". Les étudiants d’autres spécialités santé et de l’Ecole de santé des armées de Lyon ont également été conviés.

Le commandant Géraldine, réserviste opérationnelle au sein du service de santé des armées à l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes, médecin nucléaire aux Hospices Civils de Lyon et maitre de conférences à l’Université Claude Bernard de Lyon 1 a supervisé l’exercice: "Les protocoles de médecine militaire et de secours au combat sont adaptés à la prise en charge des victimes d’attentat dont les blessures sont proches de celles des victimes de guerre. Il est essentiel que les étudiants en médecine puissent bénéficier de l’expertise des soignants militaires, notamment sur les blessures hémorragiques qui représentent 50% des décès évitables".

L’objectif : formation aux gestes de primo-intervention sur des blessés de guerre ou d'attentat. Il s’agit d’apprendre aux jeunes, conseillés par les militaires spécialisés dans la médecine d’urgence et de guerre, à pratiquer dans des conditions dégradées. Les étudiants sont évalués sur la prise en charge de la victime dans sa globalité : rapidité, pertinence des gestes, réalisation technique. Ils ont au préalable reçu une formation aux gestes d'urgence civile (AFGSU) et une formation théorique et pratique de sauvetage au combat avec le personnel du Centre médical des armées (CMA) de La Valbonne et du CEsimMO de l’Hôpital d’instruction des armées Desgenettes.

L’exercice était présenté sous forme d’ateliers dynamiques:
  • l’atelier sauvetage au combat, autour d’un scénario de prise en charge de victimes par balle ou d’engins explosifs
  • l’atelier 2 s’agence autour de la pose d’un garrot à laquelle sont formés tous les militaires
  • l’atelier 3 présente les tenues de protection au risque nucléaire, radiologique, biologique, chimique et explosif (NRBC-e), risque que les étudiants ont déjà abordé en cours.
Publié le 9 avril 2016 Mis à jour le 10 mai 2016